Vous etes esprit.
8 octobre 1925
Chérie Maman,
Vous êtes esprit, car nous le sommes tous, depuis l’éternité et dans l’éternité ; vous êtes esprit, mais bien peu d’entre les hommes se rendent compte des conséquences admirables de ce fait qu’ils ignorent. Vous comprenez le travail de l’imagination, mais ce que vous n’avez pas encore compris, c’est que, si pour vous rien n’existe sinon ce que vous êtes capable de réaliser, en vérité rien n’existe en dehors de votre mesquine conception des choses, puisque tout ce qui est… (tout le reste)… vous apparaîtrait, si vous saviez le regarder… (je n’ai pas dit le voir, car vous êtes aptes à tout voir, mais vous ne profitez pas de cette faculté pour regarder). Voilà pourquoi nous vivons aux sphères du Ciel dans une réalité objective parfaite, qui vous semblerait sans doute inexistante – mais elle est tout aussi évidente que ce qui vous entoure.
Je te conduis peut-être sur une route bien obscure ; cependant je désire attirer ton attention sur la nature spirituelle de l’homme, alors même qu’il est encore incarné – ce qui le prédispose au matérialisme - . Vous êtes les maîtres, les chefs de la matière ; par conséquent il est en votre pouvoir de lui commander, de la dominer, de la reléguer à sa place, pour vivre, libres et triomphants, dans le domaine spirituel. AU lieu de cela, vous courbez la tête ; vous tendez vos pieds et vos mains aux chaînes que vous forgez à vous-mêmes ; vous obscurcissez vos yeux, et vous refusez d’entendre ! Lorsqu’au milieu des hommes, incarcérés par leur imagination dans cette vie qui n’est qu’un mirage, il en est qui se dégagent et qui ouvrent leurs ailes, les autres sont saisis d’inquiétude… ils les traitent de malades, d’aliénés ou de simulateurs ! Mais vous êtes tous capables d’une telle liberté d’action, et par un juste renversement des choses, vous vous trouvés être vous-mêmes ceux qui méritent ces qualificatifs : des corps malades, des cerveaux d’aliénés, des âmes de simulateurs. Ce qui est vrai et sensé, c’est de traiter la matière pour ce qu’elle est : un vêtement, qui ne doit jamais devenir une entrave au libre exercice de l’esprit.
Je ne parle pas uniquement de l’homme, mais aussi de tout ce qui l’entoure : en effet, pour former un paysage, un être vivant, ou même un objet, il n’est pas indispensable que vous puissiez le toucher de votre main, le regarder de vos yeux, le fouler de vos pieds ; il est beaucoup plus aisé de le contempler, de le parcourir et d’y vivre, sans le secours des sens du corps, qui ne sont que des faibles imitations des sens véritables : ceux de l’esprit.
Tu trouveras sans doute que je te dis des choses étranges – mais l’expérience est à votre portée, vous n’avez qu’à la tenter, elle ne nuira pas à la vie pratique de la terre… bien au contraire ! Jésus marchait sur les eaux, multipliait les pains, s’entretenait avec Moïse et Elie sur la montagne ; Il s’asseyait quelques instants à Emmaüs, près de ses disciples, puis disparaissait à leurs regards ; le Christ disait à Saul : « Je suis Jésus ».
Le Maître vous parla de votre royauté sur la matière… En vérité, il n’y a rien de changé pour nous qui sommes au Ciel, seule, la lumière s’est faite : nous nous voyons tels que nous sommes, tels que nous avons toujours été : de par la Volonté de Dieu, ROIS.
Ton Pierre
Lettres de Pierre / Tome V / Pages 299-300
Mots clés : rois, reines, royauté, esprit
Chérie Maman,
Vous êtes esprit, car nous le sommes tous, depuis l’éternité et dans l’éternité ; vous êtes esprit, mais bien peu d’entre les hommes se rendent compte des conséquences admirables de ce fait qu’ils ignorent. Vous comprenez le travail de l’imagination, mais ce que vous n’avez pas encore compris, c’est que, si pour vous rien n’existe sinon ce que vous êtes capable de réaliser, en vérité rien n’existe en dehors de votre mesquine conception des choses, puisque tout ce qui est… (tout le reste)… vous apparaîtrait, si vous saviez le regarder… (je n’ai pas dit le voir, car vous êtes aptes à tout voir, mais vous ne profitez pas de cette faculté pour regarder). Voilà pourquoi nous vivons aux sphères du Ciel dans une réalité objective parfaite, qui vous semblerait sans doute inexistante – mais elle est tout aussi évidente que ce qui vous entoure.
Je te conduis peut-être sur une route bien obscure ; cependant je désire attirer ton attention sur la nature spirituelle de l’homme, alors même qu’il est encore incarné – ce qui le prédispose au matérialisme - . Vous êtes les maîtres, les chefs de la matière ; par conséquent il est en votre pouvoir de lui commander, de la dominer, de la reléguer à sa place, pour vivre, libres et triomphants, dans le domaine spirituel. AU lieu de cela, vous courbez la tête ; vous tendez vos pieds et vos mains aux chaînes que vous forgez à vous-mêmes ; vous obscurcissez vos yeux, et vous refusez d’entendre ! Lorsqu’au milieu des hommes, incarcérés par leur imagination dans cette vie qui n’est qu’un mirage, il en est qui se dégagent et qui ouvrent leurs ailes, les autres sont saisis d’inquiétude… ils les traitent de malades, d’aliénés ou de simulateurs ! Mais vous êtes tous capables d’une telle liberté d’action, et par un juste renversement des choses, vous vous trouvés être vous-mêmes ceux qui méritent ces qualificatifs : des corps malades, des cerveaux d’aliénés, des âmes de simulateurs. Ce qui est vrai et sensé, c’est de traiter la matière pour ce qu’elle est : un vêtement, qui ne doit jamais devenir une entrave au libre exercice de l’esprit.
Je ne parle pas uniquement de l’homme, mais aussi de tout ce qui l’entoure : en effet, pour former un paysage, un être vivant, ou même un objet, il n’est pas indispensable que vous puissiez le toucher de votre main, le regarder de vos yeux, le fouler de vos pieds ; il est beaucoup plus aisé de le contempler, de le parcourir et d’y vivre, sans le secours des sens du corps, qui ne sont que des faibles imitations des sens véritables : ceux de l’esprit.
Tu trouveras sans doute que je te dis des choses étranges – mais l’expérience est à votre portée, vous n’avez qu’à la tenter, elle ne nuira pas à la vie pratique de la terre… bien au contraire ! Jésus marchait sur les eaux, multipliait les pains, s’entretenait avec Moïse et Elie sur la montagne ; Il s’asseyait quelques instants à Emmaüs, près de ses disciples, puis disparaissait à leurs regards ; le Christ disait à Saul : « Je suis Jésus ».
Le Maître vous parla de votre royauté sur la matière… En vérité, il n’y a rien de changé pour nous qui sommes au Ciel, seule, la lumière s’est faite : nous nous voyons tels que nous sommes, tels que nous avons toujours été : de par la Volonté de Dieu, ROIS.
Ton Pierre
Lettres de Pierre / Tome V / Pages 299-300
Mots clés : rois, reines, royauté, esprit


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