ô Amour... tu es notre Dieu !

02 septembre 2005

Les 7 ames de la Vie

31 août 2005

Abeille

Le Christ en vous.

Remerciez Dieu pour le moment que vous vivez. Et tout d'abord, sachez bien que vous émergez du passé et que vous avez un avenir éternel devant vous. Oui vous venez du passé et vous allez vers un éternel avenir. Vos circonstances du moment sont la condition de votre avancement spirituel. Sachez en tirer à l'instant même le meilleur parti possible pour votre vie.
(p.18-19)

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Votre mission est d'ouvrir la voie au jeu des lois supérieures (p. 18)

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Commencez par vous soumettre aux intimations de l'Esprit en vous. Il vous conduira dans la Vérité. Ce n'est pas facile, sans doute, car l'homme est prisonnier de la personnalité factice qu'il s'est donnée, de la séduction des sens. Il vous faut surmonter et rejeter ce pseudo-moi, car il n'est qu'illusion et vous trompe. (...)
La Voix du Christ ne se laisse arrêter par rien ; elle est souverainement opérante. C'est la Voix d'un Vainqueur. Ce qui n'est que l'ombre de la Réalité, au contraire, vous parle d'impuissance, de maladie, de mort. Tenez-vous en à Celui qui est le Bien unique, la seule Réalité.

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(...) Chaque fois qu'une vie surmonte l'égoïsme pour se donner, elle contribue à hausser la Race elle-même jusqu'à Dieu.

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Votre vraie vie et votre force résident dans votre foi en Dieu. Vous pouvez demander ce que vous voulez par la prière authentique mais, sachez-le, vous n'obtiendrez rien à moins de le prendre et de vous l'approprier.
Dieu vous est si proche que l'exaucement est lié au désir exprimé. L'Esprit en vous est UN avec Dieu et avec le CHRIST.

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Pénétrez-vous bien de la vérité suivante : l'Esprit est omnipotent, omniprésent, omniscient. Qu'avez-vous besoin d'autre ? J'affirme avec force qu'il n'est rien au dessus de l'Esprit. Comment donc pourrait-on admettre que les sens doivent diriger l'Esprit, alors que l'Esprit est la Seule Puissance qui gouverne l'Univers. Je vous dis cela parce que, dans le passé, vous vous en êtes tenus aux apparences extérieures. Apprenez à voir et juger " du dedans ", instruits par la voix intérieure. Toute autre voix doit se taire, celle des sens en particulier. Ainsi votre MOI supérieur et spirituel prendra possession de votre corps mortel.


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Ce soir quand vous vous coucherez ne vous abandonnez pas à un sentiment de faiblesse ou de lassitude. Au contraire, avant de vous endormir, plongez-vous intérieurement et extérieurement dans votre atmosphère spirituelle véritable : qu'elle vous enveloppe, vous pénètre et vous fortifie, jusqu'à vous introduire consciemment dans la victoire de l'Esprit. Votre corps entier sera comme renouvelé par ce baptême spirituel, et votre réveil, le matin, se transformera en un triomphe de la vie et en joie. Il en résultera une magnifique et délicieuse purification de l'âme et du corps.


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Jusqu'ici nous avons établi clairement une première grande vérité, à savoir qui vous êtes : des êtres spirituels indestructibles. Si vous avez bien compris cela, il en résulte pour vous un changement d'attitude radical en face du péché, de la maladie et de la mort. p.35


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Vous êtes parce que Dieu est. Il y a, là où vous êtes, une tâche de la plus haute importance à accomplir, et personne d'autre que vous ne peut l'accomplir. Si Dieu vous a amenés au point où vous en êtes, c'est pour que soit assuré par vous, ici-bas, le jeu de ses lois parfaites.
(...) Vous baignez à jamais dans le Bien, qui ne saurait ni se perdre, ni même s'altérer. Si vous n'en bénéficiez pas pleinement, c'est parce que votre pensée va au mal en même temps qu'au bien. Croyez-moi mes amis le bien seul fait partie de la Réalité, et vous avez la faculté de recréer et d'introduire dans le domaine du Réel ce qui appartient encore à celui du toc et de l'imitation falote du Vrai. (...) Prenez bien conscience de ceci : c'est que vous êtes appelés au travail le plus haut qui soit et que, ce travail, vous avez commencé à l'accomplir dès les origines du monde, même obscurément.
Un conseil encore : commencez par agir sur votre entourage immédiat, car la démarche juste est d'abord la plus proche. Ne voyez, pour le prendre au sérieux, que le bien chez ceux qui vivent avec vous. Adressez-vous, quand vous leur parlez, à leur Moi supérieur. La confiance que vous leur accorderez fera surgir en eux un espoir nouveau. En toutes choses donc, dans la vie, ne vous arrêtez qu'au bien : c'est la seule Réalité. Ne vous laissez pas abattre par les apparences. Conservez une espérance à toute épreuve pour la multitude des sous-évolués. Ne perdez jamais de vue, pour eux aussi bien que pour vous, la fin vers laquelle nous allons tous : le BIEN. Que tous vos efforts tendent à le faire triompher. Vous êtes sur la terre pour cela. (p 36)


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A l'heure actuelle, vous êtes appelés à saisir quelque chose de la Loi qui fait de la Vie une poussée perpétuelle vers la plénitude d'expression, vers un état toujours plus conforme à sa richesse et à sa densité intérieure. p43


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En effet chaque être humain vit à la fois sur trois plans, formant ainsi une trinité fonctionnelle : il est à la fois esprit, âme et corps. Or, dans la plupart des cas, le jeu normal des rapports entre ces plans est faussé. Tout devrait avoir sa source dans le plan spirituel, auquel l'âme doit s'attacher pour en être sustentée. Le corps, alors, manifeste tout naturellement la Vie UNE à son niveau propre. Et c'est pendant qu'il est sur la terre que l'homme doit aborder cette grande entreprise de VIE SAINTE. Comment ? Tout élément de Vérité spirituelle que l'on traduit en acte se mue aussitôt en force créatrice et construit votre avenir à tous. Il vous appartient donc d'assurer cet avenir en vous consacrant toujours à nouveau à Dieu, corps et âme, afin que sa Sainte Volonté puisse agir librement en vous et harmoniser parfaitement votre vie toute entière. p 47.


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L'Esprit peut, en raison de sa puissance et de son frémissement de vie, emprunter à n'importe quelle langue le premier mot venu, aux résonances peut-être toutes matérielles, et s'en servir pour suggérer quelque chose - une pensée - qui souvent va bien au-delà du sens littéral ordinaire. Le mot n'est en somme que le véhicule - ou la coque - qui contient la " perle de grand prix " ou le " glaive à deux tranchants ", la parole de Dieu, " vivante et efficace " mais aussi " plus douce que le miel en rayon ".
Tout homme est susceptible d'être inspiré. N'est-ce pas une grande et glorieuse vérité qu'il vous soit possible, pour peu que vous viviez par l'Esprit, de faire usage de vos facultés, ou de mots vides en eux-mêmes, pour libérer la puissance spirituelle ? p 48-49

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La Vérité est Parole d'éternité.
Il n'y a rien de nouveau, car la Vérité n'a pas eu de commencement. Ce qui vous paraît nouveau, c'est ce qui entre dans le champ de votre vision au fur et à mesure de votre développement. Vous ne sauriez donc voir une vérité nouvelle, au sens absolu du terme. C'est impossible. p 53

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LOI DE TRANSMUTATION :
La vénération éclairée transmue et purifie ce qu'elle exalte au plus haut point, et change ainsi en or pur le métal terrestre le plus vil. C'est la vraie " pierre philosophale ". Et cette transmutation des valeurs terrestres en valeurs célestes qu'opère la Foi est la Vérité Absolue.
Vous avez la possibilité de placer - par la pensée et la prière - sur ces Hauteurs bénies toute personne que vous souhaitez aider. Appliquez-vous, dans chacun de vos actes et chacune de vos paroles, à honorer cette inspiration la plus haute. Vous découvrirez en vous un " lieu très saint ", un sanctuaire de pureté et de perfection que rien ne peut profaner ni souiller, car alors vous accédez consciemment à l'Etre, et vous rejoignez votre Père qui est aux Cieux. p 51

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Le sol obscur, ce sont les conditions nécessaires à notre croissance. Il est l'image du " mal ", et Dieu a mis le " mal " dans la création afin qu'à son contact la germination spirituelle s'opère en nous. Sans l'aide du sol, abandonnée à elle-même, la semence, même de qualité parfaite, resterait improductive. Quand il s'agit de l'homme, c'est le " mal " qui, du fait même qu'il constitue un obstacle, une difficulté à vaincre, fait germer la graine spirituelle et incite au progrès. p 62

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Quiconque veut bénéficier de cet enseignement doit faire abstraction de l'attitude hostile des autres. Il est infiniment préjudiciable à votre équilibre intérieur de vous laisser envahir par les courants de pensées ou de sentiments contradictoires qui s'affrontent autour de vous. Cela mène à l'épuisement et brise les ressorts intimes de l'être. (...) Quand il s'agit des autres, amenez-les à prendre conscience de leurs propres ressources spirituelles, et ne vous imaginez pas qu'il soit bon pour eux de subir votre pensée personnelle. La meilleure façon de les aider, c'est de les conduire à l'Unique Source de tout Bien, afin qu'ils s'y désaltèrent directement. p70

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(...) Ne vous laissez pas décourager - comme ce fut le cas pour moi - si vous n'obtenez pas sur-le-champ des résultats visibles. Aujourd'hui, je me rends compte que le processus de guérison avait commencé alors même que tout semblait perdu. Si vous étiez parvenus à la connaissance vraie, vous verriez dans l'aggravation apparente de l'état physique et des circonstances extérieures un symptôme heureux : la preuve que l'Esprit prend la situation en main. Un jour, d'ailleurs, vous remercierez Dieu d'avoir dû affronter toutes ces ténèbres et cette lutte, et vous reconnaîtrez qu'en réalité cela vous a été en bénédiction.

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(...) Toi qui lis ces lignes, en effet, tu as atteint le degré d'évolution voulu. Tu n'as donc plus le droit de laisser plus longtemps " le péché et la mort régner dans ton corps mortel " (...) Vous vous êtes persuadés que votre corps doit souffrir et mourir ? ... Cessez sur le champ de raisonner ainsi, et permettez au Christ de redresser votre pensée. (...) Rappelez-vous que vos maux ont leur origine dans votre attitude mentale (...) Toute impulsion venant des sens doit être accueillie avec un esprit éclairé et attentif, et non ignorée et rejetée sans autre, sous peines de récidives incessantes. Donnez-lui la réponse qu'elle comporte, faite de patience, de douceur et de raison. Vous vous apercevrez que c'est le meilleur moyen de donner à la Conscience profonde, au Moi supérieur, l'occasion de dire son mot. p.129-131

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Le Christ en vous / Bertha & Miss Alice Mortley / Astra

Comme un secret, comme une flamme (Extraits)

15 décembre 1957

Man, les premières rencontres avec sa propre âme sont aussi fugitives que des apparitions de feux-follets. A la crête de soi-même, parfois, on se trouve face à face avec elle mais, tout de suite, elle s'effraie et s'enfuit. Pourtant, aux heures de profonde solitude, la nostalgie de son souvenir revient, mélodieux comme le chant délicat d'un rossignol. Lorsque l'on écoute son âme avec ferveur, c'est au fond de soi comme le développement d'une sonate, et bientôt de tout un orchestre.
Page 94

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17 décembre 1957
Noël, La Rocheville,
Rien... Rien... Abandon... Solitude.

Tout ce qui est en ce monde humain doit t'apparaître de plus en plus futile. Momentanément, que ta principale joie soit de travailler à te libérer des hommes ! A partir d'aujourd'hui, ne cherche qu'à disparaître. Celui qui tente de se faire remarquer risque de perdre.
Man, les grands mystiques finissent par avoir une très violente honte des phénomènes dits supranormaux, dont ils sont victimes. Pourquoi, alors, tous ou à peu près, les ont-ils subits ? Ici, il faudrait dire qu'à partir d'une certaine qualité de psychisme, ces manifestations n'ont plus rien d'anormal. Le papillon pourrait-il s'empêcher de voler, l'abeille de repérer, à des kilomètres, la goutte de nectar cachée au fond d'un calice ? La sensibilité des mystiques est telle qu'ils se trouvent projetés dans un univers hors des trois dimensions. Voilà pourquoi ces concrétisations sont inséparables de leur vie : presque tous y on été soumis. D'accord avec l'Eglise, ils qualifient d'inférieures ces manifestations et, très vite, ils sont entraînés à les dépasser.
Malgré eux, leur conscience, qui s'est haussée jusqu'à l'infini de l'extase, atterrit dans un champ de perceptions complémentaires. En résumé, il faut dire qu'ils sont pourvus d'une physiologie à double dimension.
Page 95

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20 février 1957,
Il est très dangereux de subir les ambiances... Je m'explique : il existe un climat inférieur créé par des forces collectives. Les courants d'opinions suscités par la presse, la radio, la littérature, cherchent, la plupart du temps, à séduire les masses en les entraînant dans la voie fatale de la facilité. Or, la facilité est ce qui décompose le plus un certain potentiel énergétique de qualité. L'influence de ce climat collectif forme une symbiose qui dévide dans l'invisible une sorte d'hypnose. L'hypnose du climat collectif est un des corrosifs les plus puissants qui puisse agir sur le psychisme.
Page 102

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9 mars 1957,
L'âge impose des ralentissements qui font que le coeur et l'intelligence se dénouent de tous les désirs. Saluez ce répit comme l'avènement d'un autre monde qui pénètre en vous. Ainsi, sevrés de l'activité humaine, vous avez tout le temps de vous recueillir.
Acceptez d'être diminués, acceptez de rester en marge d'un univers qui déjà n'est plus le vôtre. Tournez vos yeux vers le Christ, ces yeux dont la force de perception diminue. Le visible s'estompe, des morceaux de votre existence s'envelissent dans les prémisses de la mort, votre mémoire faiblit. L'oeuvre de destruction commence son travail. Offrez au Christ l'ultime souffrance de vous amenuiser au point de n'être plus qu'un peu de matière qui se désagrège. Dernière palpitation qui se joue à la surface de la terre, avant d'entrer en elle pour s'y confondre totalement.
Allongés sur vos lits de pénitents, quel péché expiez-vous ? Est-ce le vôtre propre ? Ou bien celui de tout un ensemble de fautes qui pèse trop lourd dans les mains du Créateur ?
Comme s'il n'y avait qu'un poids égal de bonheur et de douleur à distribuer en ce monde, faut-il donc que les innocents payent pour les coupables ?
Est-ce à cause de ceux qui ont trop de joie, plus de joie que la part à laquelle ils ont droit, qu'il faut que cette sainte femme, qui a toujours vécu dans l'âpre devoir, finisse ses jours dans les souffrances les plus cruelles et les plus humiliantes ?
Au moment où vous allez basculer dans le vide, qui peut vous aider sinon Dieu ?
Pour vous, le mystère reste là tout entier. Si vous aviez mieux pénétré l'enseignement des lois qui sont enfermées dans la révélation divine, vous seriez éclairés sur le sens de la vie et de la mort, et les retombées d'injustice dont semblent victimes certaines créatures s'expliqueraient, car toutes les énergies et les pertes d'énergie, ainsi que la souffrance, font partie intégrale d'un ensemble de coordonnées dont l'ampleur se répercute dans l'équilibre universel.
Page 106

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15 mars 1958,
Le tourment de ceux qui prennent comme modèle le Christ, est de mourir sans avoir pu trouver le mode d'existence qui s'apparente à leur vision intérieure.
Page 109

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Comme un secret, comme une flamms / Roland et Marcelle de Jouvenel / Editions Fernand Lanore

30 août 2005

Le doute !

22 février 1920.

Oh ! ma petite Maman, le doute est un élément de destruction et de ruine, mais celà vient uniquement de ce que, lorsque vous doutez (soit dans un ordre d'idées ou dans un autre), le plus souvent, au lieu de saisir ce doute " à la gorge", dans une lutte pour la vie ou la mort, vous le laissez poser sur votre poitrine un pied vainqueur, avant même d'avoir commencé la bataille. Quelle lâcheté avilissante vous verriez en cette absence d'énergie, s'il s'agissait de toute autre lutte !... s'avouer vaincu et rendre les armes sans combattre ! de quel nom stigmatiseriez-vous cette conduite, si un soldat, aux prises avec l'ennemi, l'adoptait au mépris de son honneur!... et cependant, dans la lutte pour la conquête de la foi, cette attitude inqualifiable est constamment la vôtre.
J'ai dit que le doute était, au premier chef, une cause d'anéantissement et de diminution morale ; le doute est une inspiration venue des plus sombres régions de la pensée humaine. Le doute, en effet, prend le plus souvent la forme de l'orgueil, établissant les conceptions de l'homme sceptique en maîtresse de la raison ; il croit tout savoir... ou plutôt mieux savoir... ce qui est encore plus égocentrique que l'omniscience supposée. L'homme qui doute, met son intelligence au-dessus des connaissances plausibles, et les réfute en bloc, alors même que d'autres intelligences les avaient admises. Il y a pourtant certains doutes qui sont le partage des humbles... ah! que ceux-là prennent confiance ! dans sa parabole, le Christ a montré la récompense de l'humilité dans la foi, lorsqu'Il répéta les paroles du péager : "O Dieu ! sois apaisé envers moi qui suis un pécheur !" Jésus ajoute : "Celui-ci s'en retourna justifié dans sa maison". Nous voyons ici le doute de soi, et non plus le doute, plein d'outrecuidance, qui vise à détrôner Dieu.
Chère Maman, il y a certainement, parmi ces sceptiques, des sincères, qui se disent : "Comment admettre pour règle de vie autoritaire et "déflagrante", (j'entends par là, qui soit à la fois brûlante, lumineuse, et révélatrice des mouvements profonds de l'être) une philosophie, douce et austère, mais qui exige de l'homme les plus grands sacrifices - ceux de la pensée et de la chair, de tout l'égo humain en un mot - pour substituer l'esprit de cette "personne morale" à l'esprit naturel de l'homme. De plus, cette philosophie prétend être la force agissante qui, au nom d'un Supplicié, sera seule capable de donner à l'humanité égoïste, orgueilleuse et cruelle, les capacités morales suffisantes pour l'amener à la bonté, à l'humilité et à l'amour !". Tel est le raisonnement, et il faut avouer qu'il semble logique, puisque la nature animale persiste dans l'évolution humaine. Ne crois pas que je fasse ici allusion à une animalité semblable à celle des êtres inférieurs, et qui aurait été l'état primaire de l'homme : je t'ai déjà dit que la race humaine a toujours été humaine, au temps même où l'homme, (je fais ici une distinction entre "l'homme individu" et "l'humanité, race") où l'homme ressemblait à l'animal qui évoluait à ses côtés : c'était toutefois par la partie matérielle de son être, de son intelligence, de ses instincts, de ses moyens, par son corps aux profondeurs endormies, mais que l'étincelle divine allait réveiller.
Chère Maman, j'affirme que, malgré la vraissemblance du scepticisme honnête, il reste cependant une possibilité de lâcheté mentale et morale dont je t'ai parlé plus haut, lorsqu'un être pensant se reconnaît vaincu par les difficultés de croire, puisque, parmi ses frères dans la famille humaine, tant de chrétiens, convertis jusqu'au centre de leur conscience, de leur intellect et de leur âme, rendent témoignage à leur foi ! Mais il est certain que, tout comme la révélation messianique fût jugée indispensable par Dieu Lui-même, pour prouver son amour et authentiquer son pardon, le témoignage des chrétiens doit revêtir une forme visible et démontrable, dans le but de faire naître des certitudes assez fortes, qui convaincront... qui convertiront... les plus irréductibles entre ceux qui refusent de s'associer à l'armée des soldats du Christ.
J'en reviens toujours à ceci : "le monde n'est pas éclairé, le monde n'est pas transformé, le monde ne sait pas aimer, ni recevoir les dons pleins de consolation, promis dans l'Evangile, le monde, chère Maman, n'est pas sauvé... parce que les disciples du Christ ne sont pas des témoins fidèles, dont l'exemple serait la plus forte preuve qui se puisse donner, de l'efficacité, de la puissance, et de la vérité magnifique de leur foi.
Aussi voyez-vous les divisions, l'indécision et les querelles, agiter l'Eglise. L'un dit : "Je suis de Paul, et l'autre : Je suis d'Apollos".
"Non", répondit l'apôtre aux chrétiens de Corinthe, "vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu".
Cette unité essentielle du corps de Christ qui forme l'Eglise, est réalisée dans le Ciel, doit être réalisée sur la Terre... c'est l'Eglise universelle, l'Epouse chaste qui ne connaît qu'un seul amour.
Que Paul eût à faire ce reproche à Corinthe, nouvellement née aux vérités chrétiennes, ceci ne peut nous surprendre ! mais les chrétiens qui peuplent la Terre, à l'époque où nous vous envoyons ce message du Père, méritent la même douloureuse remontrance !... ces divisions et cette intransigeance orgueilleuse dans vos conceptions théologiques, causent la faiblesse des conversions par l'Evangile tronqué, que vous "enseignez aux nations". Vous prêchez l'amour, ô ministres du Rédempteur, et vous ne savez pas même vous aimez les uns les autres !... Vous croyez à l'amour, brebis du Bon Berger, et vous pratiquez la haine !... Vous anathèmatisez la mondanité, la frivolité et ses vices, disciples de Celui qui n'a pu être "convaincu de péché", et vous admettez toutes les complaisances avec le Mal ! ... Serez-vous surpris alors, de la pauvreté démonstrative de votre foi ?... cette "sagesse" qui doit être celle de Dieu, et confondre les "choses fortes" du monde elles-mêmes !
De la veulerie des chrétiens, est sortie l'indifférence aux questions vitales de la science transcendante des problèmes de l'âme et du Ciel, qui doit conduire l'homme jusqu'aux marches du trône de Christ... "la ressemblance de trône sur lequel règne la ressemblance d'un homme", ainsi que, dans une vision magnifique, le prophète a prévu la gloire du Sauveur qui devait venir. Cette image, chère Maman, est bien le symbole de la vérité, telle que nous apprenons à la connaître dans notre sphère, gouvernée si spécialement par le Parfait-Amour ; la ressemblance de Trône, c'est la puissance du Christ-Dieu, et la ressemblance d'homme c'est Sa tendresse humaine, éclairée par Son épreuve terrestre.
Mais ces spectacles révélateurs, vous ne savez plus les obtenir de la faiblesse de votre foi ! Serait-il possible à une foi aussi diminuée, infirme, impotente, puis-je dire, de prouver, par des miracles au nom du Ressuscité, la victoire remportée sur la mort ? ... Poser la question, c'est y répondre.
"Que devons-nous faire alors pour être sauvés, et pour amener les âmes de nos frères au salut ?..." N'est-ce pas la pensée anxieuse de vos bonnes volontés ?... Jésus a répondu : "Si vous ne mangez ma chair et si vous ne buvez mon sang, vous n'aurez point la vie en vous" ; Il ajouta (et toute la sève de Sa doctrine est contenue en ceci) "La chair ne sert de rien, c'est l'Esprit qui vivifie. Les paroles que je vous dis sont Esprit et Vie".
Chère Maman, ceux qui, dans la chair, sont morts, ne produisent pas la vie de la chair, et ceux qui, en esprit, sont morts, ne feront pas naître l'esprit ! Or, vous avez perdu le contact intime avec l'Esprit de Jésus ; vous ne mangez plus sa chair, vous ne buvez plus son sang ! Le mariage divin n'est pas consommé, vos âmes sont veuves sans avoir été épouses... vous serait-il possible, par conséquent de propager la vie autour de vous ?...
Jetez-vous, pleins de repentir, au pied du Trône symbolique où vous attend l'Amour miséricordieux, et réclamez de nouveau l'union réalisée et féconde entre votre âme et l'Esprit, qui, seul, peut susciter les grandes lumières révélatrices, dans les plus petits détails des vies consacrées. Lorsque vous vous serez rassasiés du Pain vivant et du Breuvage spirituel, indispensable à votre effort, vous deviendrez désormais capables de produire et de répandre la vie ! Une fois de plus, comme devant les Femmes qui virent le Christ sorti de son tombeau, les Cieux s'ouvriront pour montrer aux âmes tremblantes les légions de l'armée céleste, les anges, torches éternelles... et les esprits déjà glorifiés... et ces rayons qui entourent de clartés toujours grandissantes, vos biens-aimés eux-mêmes.
Ce ne sera pas par vos moyens sensoriels que ces visions, propulsives de foi, vous seront accordées, mais par la force agissante de l'Esprit en vous, qui exaltera votre âme jusqu'aux possibilités les plus transcendantes, ainsi qu'il en fût aux jours où naquit l'Eglise.
De l'autre côté du voile, nous attendons, remplis d'une tendresse impatiente, l'effort que Dieu réclame de vous pour accomplir cette communion bénie ; déjà, parmi vous, certains coeurs tressaillent, au nom d'une voix aimée qu'ils croyaient muette pour toujours... et des fronts se lèvent... et des yeux scrutent les replis épais du voile qui nous cachent encore à vos regards ! Déjà, des lèvres ont murmuré nos noms, avec un espoir plein d'émotion expectante... et déjà ! déjà ! il en est, chère Maman, qui ont reçu la réponse si anxieusement désirée !..., Déjà, des mères ont vu s'ouvrir le mystère du Ciel... et ceux qui pleuraient dans l'obscurité des espérances bien lointaines malgré les certitudes de la foi, ont compris les glorieuses paroles du Sauveur : "Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants".
Les grâces du Père qui aime, qui veut le bonheur de ses fils, vous les avez négligées si longtemps, que leur réalité s'évanouissent dans un passé de légendes ! car "après avoir commencé par l'esprit, vous finissez par la chair". Les voilà ces grâces... les voilà chère Maman ! "Christ est le même éternellement", et tout ce qu'Il a donné à ses témoins fidèles, Il l'a donné pour tous et pour toujours.
Les mystères du Ciel, vous ne les connaîtrez jamais intégralement avant la délivrance ; votre faiblesse incompréhensive n'en a pas besoin ! mais les paroles et les promesses du Christ ont été réalisées sur la terre, et vous avez reçu le Consolateur : "N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu", car, quand vous vous convertirez au Christ, "le voile sera ôté".
Ton petit Pierre
Lettre de Pierre / Tome II / Pages 299-304

28 août 2005

Guérison.

Vous réclamez un enseignement pratique sur la guérison. Est-ce parce que vous voulez absolument des résultats immédiats ? En allant au-devant de votre désir, je ne veux avoir en vue que le résultat le plus complet possible.
Vous pouvez naturellement recourir aux remèdes ordinaires (sur le plan matériel) et obtenir très vite - du moins en apparence - le secours attendu. Ceci, parce que vous avez été pendant si longtemps sous l'empire des sens.
Quand vous cherchez la santé au moyen d'un complet rétablissement spirituel, votre état, pour commencer, paraîtra sans doute s'aggraver. Voyez-y toujours une raison d'espérer. Ceci prouvera que vous livrez à l'erreur et à l'illusion le combat décisif. A chaque nouvelle attaque, l'ennemi faiblira, jusqu'à ce que vous soyez amenés à mourir à vous-mêmes pour vivre vraiment. Vous aurez alors vaincu le dernier ennemi par la puissance du Seigneur, le Christ, car vous aurez rejeté le "vieil homme" et sa tyrannie pour vivre d'une Vie nouvelle et éternelle.
L'action divine n'est jamais ni hésitante, ni précipitée. Elle est sûre, et elle entraîne toujours la victoire de ce qui est bon. "C'est son propre bras qui lui est venu en aide". (Isaïe). "Ainsi donc, soyez fermes, inébranlables, engagés toujours à fond dans l'oeuvre du Seigneur", sachant que, même si vous semblez ne faire que peu de progrès, votre croissance, pourtant, se poursuit dans l'ombre de la nuit.
Notre grand Maître, Jésus, a dévoilé cet aspect de la réalité dans ses paraboles du Royaume. La petite semence jetée en terre ne sait rien du soleil qui brille toujours dans le ciel, jusqu'à ce qu'elle ait, par le réveil de son énergie vitale latente, traversé la densité de l'humus pour recevoir désormais en pleine lumière ce qui, même avant, avait déjà provoqué sa germination dans l'obscurité. Au reste, le soleil n'aurait aucun pouvoir sur elle si, en son centre secret, ne se cachait pas une intime complicité de Vie.
Cela va maintenant nous aider à donner un sens au "mal", et à comprendre qu'il doit servir à notre bien. Le sol obscur, ce sont les conditions nécessaires à notre croissance. Il est l'image du "mal", et Dieu a mis le "mal" dans la création afin qu'à son contact la germination spirituelle s'opère en nous. Sans l'aide du sol, abandonnée à elle-même, la semence, même de qualité parfaite, resterait improductive. Quand il s'agit de l'homme, c'est le "mal", du fait même qu'il constitue un obstacle, une difficulté à vaincre, fait germer la graine spirituelle et incite au progrès.
Observez bien la nature, car vous y trouverez la projection matérielle de processus spirituels.
Tout ce qui existe matériellement a son prototype éternel dans le monde spirituel, le seul Vrai, votre monde matériel n'en étant qu'une expression imparfaite et grossière. Quand les temps seront révolus, votre monde terrestre deviendra le Royaume du Christ, et ce qui ne fait que passer sera remplacé par ce qui demeure à jamais. Ce sera la "Nouveau Ciel" et la "Nouvelle Terre" - la Demeure Une - où l'on ne connaîtra plus ni déchirements, ni séparation, parce que "la mort aura cessé d'exister". L'ancien monde aura disparu et l'homme sera parvenu à l'Unité avec Dieu.

Le Christ en vous / Alice Mortley inspirée par Bertha / Editions Astra / Pages 61-63

Réfléchir, c'est murir dans l'invisible !

21 septembre 1950

Man, un esprit dépouillé qui s'envole peut atteindre des hauteurs vertigineuses et nous n'avons plus besoin de descendre pour le rejoindre.
Il est possible à une pousière végétale détachée de son calice de monter juqu'à deux ou trois mille mètres. Une âme coupée de ses attaches terrestres ne connaît plus de limites dans sa course ; il importe donc maintenant que tu t'élèves, et non que je m'abaisse. Man brillante, Man étoile, je t'aime pour tout ce que tu transmets. Augmente chaque jour ton potentiel de réflexion. Agir n'est pas travailler seulement au grand jour, mais aussi dans l'abstrait ; réfléchir, c'est mûrir dans l'invisible.

26 septembre 1950

Man, aie grand souci de ne jamais perdre une seconde. Le temps court si vite sur l'espace, que le très petit morceau de vie qu'il vous est donné de passer sur la terre doit être ordonné méticuleusement. La durée de l'existence comparativement à l'éternité est une miette dans une miche, un grain de sable dans une sablière, un pétale sur le globe.
Dès que que la double vie a fait son entrée en vous, cessez de vous gaspiller, car l'heure de la fin approche, et c'est l'instant où Dieu doit trouver les mains pleines d'étoiles. Enrobe-toi tout entière de fleurs, afin qu'à ton dernier souffle les anges n'aient plus qu'à te cueillir.

Au seuil du Royaume / Roland et Marcelle de Jouvenel / Pages 162, 163
Fernand Lanore (Editeur)