ô Amour... tu es notre Dieu !

28 août 2005

Réfléchir, c'est murir dans l'invisible !

21 septembre 1950

Man, un esprit dépouillé qui s'envole peut atteindre des hauteurs vertigineuses et nous n'avons plus besoin de descendre pour le rejoindre.
Il est possible à une pousière végétale détachée de son calice de monter juqu'à deux ou trois mille mètres. Une âme coupée de ses attaches terrestres ne connaît plus de limites dans sa course ; il importe donc maintenant que tu t'élèves, et non que je m'abaisse. Man brillante, Man étoile, je t'aime pour tout ce que tu transmets. Augmente chaque jour ton potentiel de réflexion. Agir n'est pas travailler seulement au grand jour, mais aussi dans l'abstrait ; réfléchir, c'est mûrir dans l'invisible.

26 septembre 1950

Man, aie grand souci de ne jamais perdre une seconde. Le temps court si vite sur l'espace, que le très petit morceau de vie qu'il vous est donné de passer sur la terre doit être ordonné méticuleusement. La durée de l'existence comparativement à l'éternité est une miette dans une miche, un grain de sable dans une sablière, un pétale sur le globe.
Dès que que la double vie a fait son entrée en vous, cessez de vous gaspiller, car l'heure de la fin approche, et c'est l'instant où Dieu doit trouver les mains pleines d'étoiles. Enrobe-toi tout entière de fleurs, afin qu'à ton dernier souffle les anges n'aient plus qu'à te cueillir.

Au seuil du Royaume / Roland et Marcelle de Jouvenel / Pages 162, 163
Fernand Lanore (Editeur)